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Mes toutes premières photos numériques datent de juin 2004. Elles ont été prises avec un petit APN Olympus C-310 Z avec un capteur de 3,2 mégapixels. Largement suffisant pour l'époque, cet appareil m'a très vite montré ses limites. Définition un peu juste, faible dynamique du capteur et impossibilité de débrayer les automatismes.
J'ai donc vite décidé de passer à quelque chose d'un peu plus sérieux, et je me suis tourné vers Fuji. Les compétences du constructeur ne sont plus à démontrer et, en 2006, j'ai acquis un bridge Fuji S9500, avec un capteur de 9 mégapixels. Ses modes manuels et son optique 28-300 m'ont permis de réaliser les photos que je souhaitais et, surtout, de me familiariser avec la technique et les bases de la photographie. Mais son petit capteur était pour moi toujours une source de problèmes, avec une dynamique encore bien trop limitée et l'apparition parfois brutale du bruit numérique.
Il a fallu que je progresse, même si pendant 4 ans j'ai utilisé mon Fuji avec plaisir.
En avril 2010, un Nikon D90 équipé d'un objectif 18-200 me fait rentrer dans le monde de la photographie sérieuse... J'acquiers dans la foulée un superbe 105 mm macro f:2.8 et, quelques années plus tard, un 60 mm macro f:2.8 au piqué superlatif.
Je réservai le 105 pour les papillons, les insectes et les petites plantes et le 60 mm pour les champignons, car le 105 me demandait beaucoup trop de recul en forêt.

En botanique...
En ce qui concerne les photos de fleurs – et toute la botanique en général – la technique est assez simple mais demande beaucoup de pratique. Plutôt que de me coucher au sol dans la végétation et de passer un temps appréciable à «faire le ménage» pour enlever ou écarter les herbes, les feuilles, les autres plantes autour de mon sujet, je cueille tout simplement la plante (sauf si elle est rare ou protégée, évidemment...). Une fois que j'ai en main deux ou trois fleurs bien choisies (une en bouton, une autre presque ouverte et la troisième bien épanouie), ainsi que quelques feuilles, je les tiens à bout de bras et je tourne sur moi-même afin de trouver le bon éclairage et, surtout, le bon bokeh... De la main droite, ensuite, je tiens mon boîtier préréglé en Mode S s'il y a un léger vent, et en mode P si le temps est plus calme. Du pouce, je peux décaler le programme et modifier l'ouverture et le temps de pose en même temps, pour trouver le bon compromis en fonction des conditions météo (lumière en particulier). Bien sûr, l'autofocus est réglé en Mode Continu, de façon à ce que les écarts sujet-boîtier soient pris en compte en temps réel. La balance des blancs est réglée en arrivant sur le terrain, ainsi que les autres paramètres essentiels comme la sensibilité (si le temps est très ensoleillé, pas besoin de monter en ISO, par contre si le temps est couvert, il faut parfois aller jusqu'à 1600 ISO). Le tout, c'est d'arriver à trouver le bon compromis entre temps de pose et profondeur de champ. Si le vent souffle, il faudra opter pour un temps de pose d'au moins 1/500e de seconde, mais la profondeur de champ sera alors bien courte... Par temps calme, on peut facilement trouver le bon compromis: 1/100e de pose avec une ouverture de f:14 ou f:16, ce qui induira une bonne profondeur de champ (mais alors trop importante au ras du sol!!!). En cas de temps de pose un peu trop lent, disons en-dessous de 1/60e (avec le 105 mm stabilisé ou 1/100e avec le 60 mm qui ne l'est pas), il faudra monter en sensibilité afin de retrouver un temps de pose utilisable sans risque de bougé. Au début, il faudra multiplier les essais et chercher les bons réglages, mais avec de la pratique, on peut parvenir au bon résultat dès la première prise de vues.

En mycologie...
Pour les photos de champignons, c'est à la fois plus simple et plus compliqué. En sous-bois, la luminosité est très souvent limitée par le couvert des arbres et du feuillage. La balance des blancs sera calculée au plus juste, si besoin en sélectionnant le réglage directement en degrés Kelvin et en vérifiant ensuite en Live View, sur l'écran arrière. La sensibiité importe peu, puisque j'utilise un trépied (je laisse donc le boîtier en sensibilité nominale, soit 200 ISO). Ensuite, je choisis toujours la priorité à l'ouverture (Mode A), et le Mode Manuel pour l'autofocus. Je positionne l'appareil sur un trépied (indispensable!), je règle le retardateur sur 2 ou 5 secondes, je relève le miroir du boîtier pour éviter les vibrations, et avec une ouverture comprise entre f:16 et f:25, je déclenche. Au-delà de f:25, je risque la diffraction (mais pour des photos publiées sur le Web, cela ne se remarque pas trop). Pour des cas très difficiles, je prends à la fois un Raw et un Jpeg. Ainsi, je peux ensuite «développer» mon Raw tranquillement à la maison.
Je n'aime pas le flash en général, et j'utilise uniquement mon flash intégré. Je le règle systématiquement un ou deux crans moins fort, afin d'obtenir un éclair suffisant pour faire du fill-in mais d'éviter l'effet fromage blanc. En outre, je configure mon flash en mode synchronisation lente, afin d'éclairer l'arrière-plan.

En photo de paysages...
Pour les photos de paysages, c'est plus simple. Le 18-200, équipé d'un filtre polarisant circulaire, est mis à contribution en Mode P, avec un choix d'ouverture tournant autour de f:14, en fonction de la luminosité. La profondeur de champ est alors suffisamment étendue. Le trépied peut s'avérer utile, en cas de temps couvert. J'utilise peu l'hyperfocale, car je trouve que cela apporte assez peu à la qualité des images, dès lors que la mise au point est faite au bon endroit...



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