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SALÈVE – 23 JUILLET 2005
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En 2004, nous avions prévu une sortie dans les bois de Chancy qui s’était terminée, faute d’espèces, dans cette belle tourbière du Salève visitée jadis par le mycologue suisse Jules Favre. Nous y avions rencontré quelques espèces intéressantes, pour le plus grand bonheur de ceux qui désespéraient de la sécheresse persistante de la plaine. Nous avions donc prévu, pour cette année, une nouvelle incursion dans cette zone très humide, sachant qu’à cette époque de l’année, c’est dans des endroits comme celui-ci que nous avons le plus de chance de trouver des champignons en bon état.
9 heures, rendez-vous sur le parking de la tour des Pitons, altitude 1340 m. A 9 h 10, constat: nous sommes 4 seulement, pérode estivale oblige... Mais bah, il y a notre botaniste de choc, André Bochaton. Même s’il n’y a pas de champignons, ben on fera de la botanique!
Première découverte, sous hêtre: Russula cyanoxantha, en assez grande quantité. Certains exemplaires étant en bon état, c’est Pierre, qui ne l’a jamais goûtée, qui décide de les cueillir pour la casserole.

Campanule     Amanita spissa

Début du cours de botanique, avec la campanule à feuilles rondes (Campanula rotondifolia): ce sont les feuilles basales qui sont rondes, et comme elles sont souvent sèches, il faut les chercher attentivement...
Un peu plus loin, retour à la mycologie: soulevant le sol, une belle Amanita spissa s’offre à nous. Un peu plus loin, dans la litière de feuilles, d’autres exemplaires indiquent que le sol acide leur plaît bien...

Panaeolus     Xerocomus badius

Le sol spongieux de la tourbière s’enfonce sous nos pas et très vite, les espèces typiques de ces milieux se montrent: un panaeolus, par exemple, superbe avec son voile blanc débordant. Magnifique, nous ne l’avons pas cueilli, préférant le laisser dans sa station. Peut-être s’agit-il de sphinctrinus... Plus loin, en bordure de la tourbière, un bolet bai (Xerocomus badius) bicéphale se développe contre une racine d’épicéa. Il sera bientôt suivi par d’autres, mais monocéphales ceux-là!

Russula aurora     Russula vesca

Les russules, pour mon plus grand plaisir, étaient au rendez-vous en nombre et ce sont pas moins de 7 espèces différentes qui ont été vues. Ci-dessus à gauche Russula aurora, à droite Russula vesca.

Russula vinosa

Ici, Russula vinosa avec sa typique réaction orange au formol. Bien pratique d’avoir les réactifs sur le terrain, c’est d’ailleurs ce qui m’a permis de déterminer correctement Russula aurora. Quelques cristaux de vanilline sur un morceau de bois, une goutte d’acide sulfurique et hop, c’est prêt...
Un peu plus loin, une russule jaune sous hêtre. Grêle, lames blanches, âcre... On avance le nom de raoultii, mais quelque chose me gêne. Pas assez cannelée, pas assez hyaline, et puis c’est pas tout à fait le bon jaune non plus... Je pense plutôt à Russula citrina, mais comme ces russules jaunes du hêtre sont mal débrouillées dans la littérature, je n’irai pas plus loin.
Les fougères, bien représentées dans ces stations, nous sont décrites par André. Trois d’entre elles sont assez faciles à reconnaître: la fougère aigle (une seule tige ramifiée), la fougère mâle (nombreuses frondes partant du sol, pennes arrondies, sores rondes) et la fougère femelle (frondes partant du sol, mais pennes en pointe et sores allongées).
D’autres espèces cohabitent également, comme la fougère dilatée dont les pennes sont très découpées et larges à la base, et dont les sores sont rondes.

L’heure avance et il va être temps de rejoindre les voitures. Le bord de la route est riche de fleurs très diverses, et André nous montre, entre autres, une superbe Cephalanthera rubra.

Cephalanthera rubra

Une belle petite sortie, avec un temps idéal, à renouveler l’an prochain.

İ Photo: Laurent Francini